Deux personnes travaillent dans un atelier de vélos, entre outils, pièces et cartons.

Aides pour les entreprises : 7 dispositifs à mobiliser selon votre projet

Création, recrutement ou trésorerie : comparez sept dispositifs d’aide aux entreprises, leurs principales conditions et les démarches pour les solliciter.

La bonne aide dépend du besoin à financer. Pour démarrer, examinez l’Acre, l’Arce et le prêt d’honneur. Pour recruter, regardez les aides à l’apprentissage ou à l’intégration d’un salarié en situation de handicap. Pour une difficulté de trésorerie, distinguez les dettes fiscales et sociales des blocages bancaires.

Ces dispositifs prennent des formes différentes : réduction de cotisations, capital, prêt, financement d’actions ou accompagnement. Voici comment choisir une première piste, avec les règles applicables en octobre 2026.

Votre besoin

Dispositif à examiner

Ce qu’il apporte

Réduire les cotisations au démarrage

Acre

Une exonération partielle sous conditions

Mobiliser vos droits au chômage pour créer

Arce

Une partie des droits ARE versée en capital

Renforcer votre apport personnel

Prêt d’honneur Initiative

Un prêt personnel à taux zéro

Embaucher un apprenti

Aide à l’apprentissage

Une aide pendant la première année du contrat

Accompagner l’intégration d’un salarié handicapé

Aide à l’accueil et à l’intégration

Le financement d’actions adaptées

Échelonner des dettes fiscales et sociales

CCSF

Des délais de paiement après examen du dossier

Résoudre un refus de financement bancaire

Médiation du crédit

Une recherche de solution avec les financeurs

1. L’Acre pour alléger les cotisations au démarrage

L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise réduit certaines cotisations sociales. Elle ne correspond pas à une somme versée sur votre compte. Ses modalités dépendent notamment de votre régime et de votre situation.

Pour un micro-entrepreneur, l’accès est réservé à certaines catégories : bénéficiaire de l’ARE, jeune éligible ou bénéficiaire de certains minima sociaux, par exemple. Il faut également ne pas avoir bénéficié de l’Acre au cours des trois années précédentes.

Première démarche : après les formalités de création, transmettez à l’Urssaf la demande et les justificatifs adaptés à votre statut. En micro-entreprise, effectuez cette démarche immédiatement après la création : l’attribution n’est pas automatique.

Consultez les conditions et démarches de l’Acre pour examiner votre situation.

Deux femmes portant des lunettes de protection mesurent une planche dans un atelier de menuiserie.

2. L’Arce pour disposer d’un capital de départ

L’Arce permet à un créateur ou repreneur éligible de recevoir 60 % de ses droits ARE restants en capital, avec une déduction de 3 % au titre des retraites complémentaires. Elle suppose notamment de bénéficier de l’ARE et de l’Acre, et d’avoir créé ou repris l’entreprise en France après la fin du contrat de travail.

Le paiement intervient en deux moitiés, espacées de six mois. Le second versement exige la poursuite de l’activité et, en principe, l’absence de CDI à temps plein. Depuis le 1er septembre 2026, cette dernière condition comporte une exception pour les créateurs ou repreneurs travaillant en CDI à temps plein dans leur Scop.

Première démarche : demandez à France Travail une comparaison entre l’Arce et le maintien partiel de l’ARE. Pour choisir, mettez en regard votre investissement initial et vos besoins personnels mensuels.

Approfondissez les aides à la création proposées par France Travail .

3. Le prêt d’honneur pour renforcer votre apport

Le prêt d’honneur Initiative est accordé à la personne, à taux zéro et sans garantie demandée. Il renforce l’apport personnel du porteur de projet et peut faciliter la recherche d’un financement bancaire complémentaire. Il reste un prêt à rembourser.

L’attribution relève d’un comité d’agrément, après un travail sur le projet et son financement. Elle n’est donc pas acquise au seul dépôt d’un dossier.

Première démarche : contactez l’association Initiative France de votre territoire avec votre projet, votre plan de financement et une première estimation des besoins de trésorerie. Demandez quel montant et quel échéancier peuvent être étudiés dans votre situation.

Le guide du prêt d’honneur pour créer une entreprise permet de préparer cet échange.

4. L’aide à l’apprentissage pour un recrutement en alternance

Le montant dépend de la date du contrat, de l’effectif et du diplôme préparé. Pour les contrats relevant du régime ouvert depuis le 8 mars 2026, une entreprise de moins de 250 salariés peut notamment bénéficier de :

  • 5 000 € pour un diplôme jusqu’au baccalauréat, au titre de l’aide unique ;
  • 4 500 € pour un diplôme de niveau bac + 2, au titre de l’aide exceptionnelle ;
  • 2 000 € pour les niveaux bac + 3 à bac + 5, au titre de l’aide exceptionnelle.

L’aide concerne la première année et tient compte de la durée réelle du contrat. L’aide exceptionnelle exige un début d’exécution avant le 1er janvier 2027. Des règles spécifiques s’appliquent aux grandes entreprises et aux apprentis handicapés.

Première démarche : faites préciser par votre opérateur de compétences, l’OPCO, le régime applicable au recrutement envisagé et les formalités de transmission du contrat.

Retrouvez les conditions de l’aide à l’embauche d’un apprenti .

5. L’aide à l’intégration d’un salarié en situation de handicap

L’aide à l’accueil, à l’intégration et à l’évolution professionnelle peut financer des actions concrètes : sensibilisation de l’équipe, accompagnement du responsable ou soutien individualisé du salarié.

Son montant atteint 3 150 € maximum. Les conditions présentées concernent un CDI ou un CDD d’au moins six mois, avec une durée de travail supérieure à 24 heures par semaine.

Première démarche : définissez les besoins d’intégration avec le conseiller qui accompagne la personne. La demande est effectuée par un conseiller France Travail, Cap emploi, Mission locale ou Comète.

Préparez une liste d’actions et un budget : le plafond ne doit pas être assimilé à une prime automatique pour toute embauche. Consultez aussi les aides à l’embauche d’un travailleur handicapé .

6. La CCSF pour demander un échéancier de dettes

La Commission des chefs de services financiers peut accorder des délais de paiement pour des dettes fiscales et sociales. La saisine est gratuite et confidentielle.

L’entreprise doit notamment être à jour de ses obligations déclaratives et du paiement de la part salariale des cotisations et contributions sociales. L’objectif est d’étaler les paiements : ne construisez pas votre prévisionnel sur un effacement supposé des dettes.

Première démarche : contactez la direction départementale des Finances publiques dont relève le siège de l’entreprise. Préparez notamment le dernier bilan, la situation de trésorerie, les prévisions des prochains mois et les justificatifs demandés.

Le guide consacré à la CCSF et à l’étalement des dettes vous aide à organiser cette démarche.

7. La médiation du crédit pour débloquer le dialogue bancaire

Un refus de crédit, une suppression de découvert ou un refus de rééchelonnement peuvent justifier une saisine de la médiation du crédit. Ce service gratuit et confidentiel recherche une solution avec les établissements financiers. Il ne garantit pas l’obtention d’un prêt.

Première démarche : déposez un dossier en ligne auprès de la médiation du crédit de la Banque de France. Préparez les informations financières de l’entreprise, ses perspectives de trésorerie et le détail des financements refusés.

La recevabilité doit être examinée, notamment en présence d’une procédure judiciaire. Les entreprises en cessation des paiements sont exclues de ce dispositif : il ne faut pas utiliser cette démarche comme réponse unique à cette situation.

Préparer votre premier échange avec le bon interlocuteur

Pour rendre votre demande exploitable, préparez une fiche courte avec :

  • Le besoin précis : investissement initial, recrutement, intégration d’un salarié ou échéance impossible à payer.
  • Le bénéficiaire concerné : vous personnellement ou votre entreprise.
  • Le calendrier : date de création, début du contrat ou échéance de paiement.
  • Le budget : montant nécessaire, financement déjà obtenu et reste à couvrir.
  • La question à faire trancher : éligibilité, montant, pièces à fournir ou date de versement.

Dans votre prévisionnel, distinguez les financements confirmés des demandes encore à l’étude. Pour chaque piste, demandez une confirmation des conditions applicables à votre dossier avant de prendre un engagement financier.

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